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Posted by adenfrancais sur avril 7, 2011

la vie de Guillaume Apollinaire 

Le 26 août 1880, Naissance à Rome de Guillaume, Albert, Vladimir, Apollinaire de Kostrowitzky, fils de Angélique de Kostrowitzky et fils putatif de François Flugi d’Aspermont. 1882, Naissance de son frère Albert. 1887, Installation à Monaco d’Angélique et de ses deux fils. 1896-1897, Il quitte le lycée de Nice sans obtenir le baccalauréat. 1899, Séjour des deux frères à Stavelot. Rencontre d’une jeune fille, Mareye. Ebauche de L’Enchanteur pourrissant. 1900, Retour à Paris. Apollinaire travaille dans une officine financière, la Bourse parisienne, et fréquente la bibliothèque Mazarine. 1901, Séjour en Allemagne comme précepteur pour la famille de Milhau. Rencontre avec Annie Playden. 1902, Voyage en Allemagne et en Autriche-Hongrie. Retour à Paris.Première publication dans La Revue Blanche de L’Hérésiarque. Travaille comme journaliste à L’Européen et employé dans une banque.

1903-1904, Publie sa propre revue Le Festin d’Esope. Première version de L’Enchanteur pourrissant. Séjours à Londres où Annie se montre distante. 1905, Publie un seul numéro de la Revue Immoraliste et de Les Lettres modernes. Rencontre Derain, Vlaminck, Max Jacob et Picasso. Le Bateau Lavoir et Le Lapin Agile sont des lieux de ralliement où se retrouvent de jeunes artistes. Paul Fort fonde Vers et Prose. Apollinaire y collabore. 1907, Quitte le domicile de sa mère au Vésinet. Publie deux romans érotiques, Les Exploits d’un jeune don Juan et Les Onze mille verges. 1908, Dans La Phalange, publication d’Onirocritique et du noyau du Bestiaire. Conférence consacrée à la poésie symboliste au Salon des Artistes indépendants. Apollinaire écrit une préface au catalogue de l’exposition du Cercle de l’art moderne du Havre qu’il intitule ‘Les Trois vertus plastiques. » A partir de 1909, début de la collaboration en tant que critique d’art à L’Intransigeant et au Mercure de France. Rencontre Marie Laurencin. Poèmes publiés dans La Phalange.

1909, Mystification: Apollinaire écrit des articles de critique sur la littérature féminine et des poèmes sous le pseudonyme de Louise Lalanne. Le premier mai, « La Chanson du mal-aimé » (Alcools) paraît dans Le Mercure de France. Le 13 juillet, son ami André Salmon se marie et Apollinaire compose un poème pour l’occasion. En décembre, son premier livre, L’Enchanteur pourrissant, illustré de bois de Derain, paraît à cent exemplaires. Apollinaire déménage au 15 de la rue Gros, puis au 37. 1910, Il publie, en octobre, un recueil de contes, L’Hérésiarque et cie.

1911 Mars-publication de Le Bestiaire ou Cortège d’Orphée, illustré par des gravures de Raoul Dufy. Chroniqueur, il commence la rubrique de la vie anecdotique au Mercure de France qu’il tiendra jusqu’à sa mort. Le 7 septembre, inculpé pour complicité de vol. Apollinaire est incarcéré à la Santé. Le 12, il est relâché et l’affaire se termine par un non-lieu. Apollinaire à la Santé: une promenade virtuelle.

1912, Avec Salmon, Tudesq, Dalize et André Billy, fondation de la revue, Les Soirées de Paris. Apollinaire y contribue avec des poèmes, des notes d’art et des échos à chaque numéro. Il prend en charge la direction de la revue à partir de 1913. Rupture avec Marie Laurencin. Apollinaire écrit « Le Pont Mirabeau. » 1913, Le premier janvier, Apollinaire s’installe au 202, Boulevard Saint Germain, son dernier domicile. En février, les futuristes italiens exposent à Paris. Le 29 juin, Apollinaire publie L’Antitradition futuriste en français et en italien. Il se lie d’amitié avec Picabia et fait la connaissance de Blaise Cendrars. En mai, il fait paraître un livre de critique d’art, Les Peintres cubistes. En avril, Alcools paraît. Tous les signes de ponctuation ont été supprimés. 1914, Apollinaire écrit ses premiers calligrammes, il fréquente de plus en plus Montparnasse-le centre cosmopolite de la peinture. Il séjourne à La Baule et en Normandie (Deauville) avec André Rouveyre au moment où la guerre est déclarée. Mobilisation générale. Il fait sa demande de naturalisation française. En septembre, il rencontre Louise de Coligny-Châtillon, dite Lou. Engagé, le 6 décembre, il part pour le trente-huitième régiment d’artillerie de campagne, à Nîmes. Lou l’y rejoint le lendemain. Liaison très sensuelle.

1915, Ultime rencontre avec Lou le 28 mars. Apollinaire se porte volontaire pour le front. Il est nommé brigadier. Il a rencontré, dans un train, une jeune femme, Madeleine Pagès, qui vit près d’Oran et avec qui il entre en correspondance. Il devient ‘son fiancé. Il commence à échanger des lettres avec une jeune poétesse de Montpellier, Yves Blanc, sa marraine de guerre. Il est nommé Maréchal des logis le premier septembre. Il est affecté dans les environs de Reims; c’est la guerre des tranchées. En décembre, séjour en Algérie dans la famille de Madeleine.

1916, Il est naturalisé français en mars. Le 17, il est atteint à la tête par un éclat d’obus. Il est trépané en mai. Il abandonne définitivement ses projets de mariage avec Madeleine. Publication du Poète assassiné. 1917, Pierre Reverdy fonde Nord Sud. Le 18 mai, première de Parade, ballet avec une musique de Satie, des costumes et des décors de Picasso, un argument de Cocteau, qu’Apollinaire présente dans le programme. Le 24 juin, représentation de sa pièce, Les Mamelles de Tirésias, dans laquelle il donne sa définition du surréalisme: « Pour caractériser mon drame je me suis servi d’un néologisme qu’on me pardonnera car cela m’arrive rarement et j’ai forgé l’adjectif surréaliste qui ne signifie pas du tout symboliste comme l’a supposé M. Victor Basch, dans son feuilleton dramatique, mais définit assez une tendance de l’art […] Et pour tenter, sinon une rénovation du théâtre, du moins un effort personnel, j’ai pensé qu’il fallait revenir à la nature même, mais sans l’imiter à la manière des photographes. » Le 26 décembre, conférence au Vieux Colombier: L’Esprit nouveau et les poètes. Il publie plus de poèmes que dans aucune autre année. Publication de Vitam impendere amorie. Il écrit un scénario de cinéma, La Bréhatine, avec André Billy. Il rencontre Jacqueline Kolb, « la jolie rousse. »

1918, Le premier janvier, atteint de congestion pulmonaire, il entre à l’hôpital. Le 2 mai, il épouse Jacqueline Kolb à la mairie du VIIème arrondissement. Vollard et Picasso sont ses témoins. Il collabore au Temps,au Siècle, à Paris-Midi, à L’Intransigeant, à L’Excelsior et à L’Information. En janvier 1918, Les Mamelles de Tirésias paraissent aux éditions SIC. En avril, les éditions du Mercure de France publient Calligrammes, dédié à la mémoire de René Dalize, mort au combat le 7 mai 1917. Il prépare deux pièces et un opéra bouffe, Casanova. Il publie quelques chroniques aux éditions de la Sirène sous le titre Le Flâneur des deux rives. Il travaille à La Femme assise.

Le 9 novembre 1918, Atteint de la grippe espagnole, il meurt à l’âge de 38 ans. Sa mère et son frère le suivent de près dans la mort en 1919.

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